Conseils additionnels

 

 

  • Procurez-vous le film « À la recherche de Bobby Fischer » et regardez-le ensemble. Il raconte l'hitoire vraie d'un jeune joueur d'échecs. L'avantage principal de ce film charmant, c’est que lorsque les choses se corsent dans un véritable tournoi, votre fillette ou votre petit bonhomme se souviendra de ce que Josh (le héro) a fait dans la même situation.  Les enfants captent les messages-clé d’un film comme des éponges. Ils s’identifient au protagoniste. Et son exemple leur viendra à l'esprit au moment opportun.

 

  • Ne jamais souligner à votre jeune les erreurs qu'il doit éviter de commettre juste avant la prochaine ronde. C’est le moyen le plus sûr de le précipiter dans le piège dont vous voulez justement le protéger. Si je vous dis de ne pas penser à un éléphant rose, quelle est la première chose qui vous vient à l'esprit?... De fait, comme vous le savez, le cerveau humain est organisé de façon à toujours penser à quelque chose ; il ne cherche pas à éviter quoi que ce soit. Par conséquent, il y a lieu de toujours transmettre un

message positif à l'enfant.  Un exemple de message à proscrire serait le suivant : « Ne sort pas ta Dame trop tôt cette fois.»  Une bonne formulation par contre serait : « Rappelle-toi de sortir tes pièces mineures le plus rapidement possible et ta dame en dernier. »

 

  • La nervosité peut devenir un facteur pour votre fillette ou pour votre garçon. Essayez de trouver des moyens pour détendre l'atmosphère. Pour plusieurs jeunes, une simple caresse sur le dos suffit à les rassurer. Pour d'autres, cela leur indique que leurs parents sont inquiets, chose qui pourrait empirer la situation. Une bonne méthode est de distraire leur attention. Dans le cas d’un des mes élèves, je lui faisais une grimace rigolote avant chaque match de tournoi, quand personne ne nous regardait. Il s’esclaffait de rire. C’était notre secret et cela le détendait avant chaque match.

 

  • Faut-il souligner les erreurs échiquéennes flagrantes de votre fils ou de votre fille au moment de l’analyse? Rien ne vous en empêche, mais sachez qu’en général les enfants eux-mêmes se chargent de faire leur propre autocritique. Dans ces conditions, vous n’aurez sans doute pas besoin d’insister sur leurs bévues les plus horribles. Ne vous étonnez pas qu’il y ait des pleurs et des lamentations au moment de l’analyse, surtout si elle a lieu peu après un insuccès. Il n’y rien de mal à verser quelques larmes à la suite d’une amère défaite. Quand votre élève prend conscience de ce qui l’a fait perdre, notez qu'il vient de franchir une étape essentielle à l’amélioration de son jeu. Beaucoup d'enfants comprennent, après avoir vidé leur bagage émotif, que vous êtes là pour les soutenir et non pour les critiquer. Aux échecs, on ne peut ni blâmer un coéquipier ni un mauvais arbitre ni la météo pour ses déboires. Votre enfant reconnaîtra probablement que s’il a perdu, c’est parce qu’il a été dominé dans un aspect du jeu. Une évaluation réaliste basée sur un examen périodique de ses performances et échelonnée sur une assez longue période, objectif mineur par objectif mineur, offre l’espoir - presque la garantie -  d’une amélioration graduelle.

 

  • Assurez-vous que lorsque vous étiquetez un coup comme stupide, cela ne signifie pas que votre élève ou votre enfant soit stupide. Nous commettons tous des erreurs; nous avons tous commencé au bas de l’échelle. Et il faut du temps pour s’améliorer. À ce propos, je partage souvent le fait suivant avec les parents de mes débutants. À l’âge de 11 ans, moi-même je perdais constamment. J’ai dû m'avouer vaincu au moins une centaine de fois contre mon meilleur ami de l’époque avant de remporter ma première victoire. Mais aujourd’hui, je suis un joueur de fort calibre. Votre enfant a ce même potentiel, mais ses progrès ne se manifesteront pas instantanément et exigent de la persévérance. Chose certaine, tout coup peut être mauvais, stupide, puant ou dégueulasse, mais vos enfants ne le seront jamais.

 

  • Le plus important conseil qu'on puisse donner demeure d’avoir du plaisir à jouer aux échecs. Fêtez et célébrez les étapes franchies, savourez vos victoires, mais assurez-vous surtout de partager de bons moments en commun.

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